Infections Urinaires de la femme enceinte
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Pyélonéphrite Aiguë |
BU ECBU |
Choc septique
Chez la femme enceinte, toute infection urinaire basse est à considérer comme potentiellement compliquée, pour deux raisons principales :
-
le risque de progression rapide vers une pyélonéphrite aiguë gravide (avec sepsis maternel, menace d’accouchement prématuré, souffrance fœtale)
- le risque d’anomalies du développement fœtal en cas de fièvre élevée et d’inflammation systémique.
Elles sont
- Fréquentes (surtout T2), car
favorisés (surtout à D) (dilat des voies, stase, compression des
uretères...)
- Graves (préma, hypotrophie,
infections ovulaires, mortalité périnatale, risque de septicémie GNeg avec prf
Ins. Hépato Cellulaire, Ins Rénale(Hépatonéphrite gravido-toxique)), se
compliquent svt d'une pyélonéphrite droite (5eme 6eme mois) parfois très
atypique (Tr. digestifs…).
- Pauci symptomatique!!! a$ avec
Protéinurie isolée (penser à l'ECBU), pyélo sub-aiguë (il faut donc un
dépistage systèmatique mensuel voir hebdomadaire en cas d'antcd)
- Récidivantes (ECBU/3s)
Régulation / Orientation
Donc, même si le tableau est a priori banal (dysurie, pollakiurie, brûlures mictionnelles sans fièvre ni douleur lombaire), la conduite à tenir recommandée est une évaluation clinique par une bandelette urinaire + antibiotique adapté à la grossesse débuté sans attendre les résultats d’ECBU, suivi d’un ajustement secondaire.
- Peut attendre le lendemain si aucune fièvre, aucun frisson, aucune lombalgie, aucune contraction utérine, aucune métrorragie, aucun signe de sepsis, patiente cortiquée, pas de contexte de grossesse à haut risque (pathologie maternelle sévère, antécédents de pyélonéphrite gravide, menace d’accouchement prématuré en cours, grossesse gémellaire avec symptômes marqués, etc.)
- ASAP sinon
Ce qui est défendable, c’est de pouvoir documenter que :
- le risque de pyélonéphrite gravide a été recherché au téléphone et jugé faible,
- un plan de prise en charge a été donné (consultation le matin),
- des consignes d’alerte explicites ont été fournies pour venir immédiatement si aggravation.
Antibiotiques disponibles
[SPILF 2015]

Bactériurie Asymptomatique
Le traitement par antibiothérapie est obligatoire chez toutes les femmes enceintes.
Infection basse (Cystite aiguë gravidique)
ECBU systématique.
Selon La revue Prescrire pense que l'absence de risque malfirmatif de la fosfomycine n'est pas avérée et qu'il existe des alternatives d'efficacité similaire avec une meilleur recul qu'on devrait plutôt utiliser: Céfuroxime = ZINNAT 5j voir de l'AUGMENTIN 5j: fosfomycine_trometamol_chez_les_femmes_enceintes_beaucoup_d'inconnues-Prescrire2018.pdf
Selon [lebouter 2011]:
Le traitement antibiotique probabiliste doit être débuté sans attendre les résultats de l’antibiogramme en utilisant le céfixime (5 jours) ou la nitrofurantoine (7 jours).
Le traitement de relais est fonction de l’antibiogramme et peut faire appel à l’amoxicilline, l’amoxicilline-acide clavulanique, le céfixime, la nitrofurantoine, le pivmecillinam ou le sulfaméthoxazoletriméthoprime (à éviter par prudence au premier trimestre de la grossesse).
Selon [SPILF 2018]

Cf. Fosfomycine-Trométamol = MONURIL, URIDOZ et autres
Pyélonéphrite aiguë gravidique
Voir Pyélonéphrite Aiguë
Risque de:
- acoucht préma
- infection materno-foetale à EColi
Demander :
- ECBU,
- HC
- Echographie des voies urinaires dans les 24h en cas d'hyperalgie ou de signes de gravité
- Avis Gynéco systématique.
Traitement
Sources