Dans la majorité des cas, cette infection respiratoire est due au virus respiratoire syncytial (VRS).
Il provoque une maladie pénible pour les jeunes enfants qui passent sept jours à tousser, à avoir de la fièvre, à vomir et à ne pas bien dormir.
Avant 1 an, il faut être vigilant et savoir que l’immense majorité des formes graves concerne les bébés de moins de 6 mois. Lorsque les côtes se creusent, c’est parce que le bébé a besoin de mobiliser tous ses muscles respiratoires pour réussir à s’oxygéner correctement. Si l’enfant a moins de 6 mois, il faut consulter rapidement dès l’apparition de signes respiratoires. Plus largement, s’il a moins d’1 an, il faut consulter pour que son état soit évalué.
l’épidémie de bronchiolite démarre généralement en octobre et se termine en février.
Un traitement préventif – le Nirsévimab = Beyfortus. Il contient un anticorps monoclonal conçu pour se lier à une protéine située à la surface du virus respiratoire syncytial (VRS), virus responsable de la majorité des bronchiolites du nourrisson. Il empêche ainsi le virus de pénétrer dans les cellules de l’organisme. Le Beyfortus se présente sous forme d’injection. L’enfant est protégé pendant cinq mois. À la maternité, l’injection est proposée systématiquement aux parents des nouveau-nés à partir du mois de septembre, en prévision de l’épidémie à venir. Environ 90 % d’entre eux donnent leur accord et l’enfant sort alors en capacité d’affronter sereinement l’infection. Le problème concerne les bébés nés avant septembre. Lorsqu’ils ont vu le jour entre février et septembre, ils n’ont pas reçu d’injection à la maternité. Cela ne sert à rien de la faire trop tôt dans l’année puisqu’elle a une durée de protection limitée. Ces enfants doivent recevoir le Beyfortus sur ordonnance de leur pédiatre ou de leur généraliste. Les doses sont disponibles en nombre suffisant en pharmacie. Mais de trop nombreux parents n’en ont pas eu l’information par leur médecin. Résultat, beaucoup d’enfants nés avant le 1er septembre qui n’ont pas été protégés.Il n’est pas trop tard pour recevoir une injection, même si l’épidémie a déjà commencé ! Contrairement à un vaccin, l’anticorps confère une protection quasi immédiate. Remboursé à 30 % par la Sécurité sociale, il est pris en charge par les mutuelles dans l’immense majorité des cas.
